L’année de l’Ultra

J’ai mis des années à arriver dans le monde de l’ultra. J’ai commencé par des courses de 10 kms, puis le semi-marathon, puis le marathon, puis les trails, d’abord 20, 30, 50, et finalement j’ai fait mon premier 100 kms (un échec, enfin, un apprentissage on va dire) quasiment 20 ans après avoir couru mon premier 10 kms.

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Une journée détox

J’aime bien manger, j’adore même, et le sport est parfois prétexte à manger un peu plus que raisonnablement 🙂

De temps en temps, quand je sens que j’ai un peu abusé des bonnes choses, je fais une journée détox. Hors de question de ne manger que des pommes ou du raisin en fonction des saisons toute la journée. Ma détox à moi est plus modérée. Je privilégie les aliments drainants et bon pour le foie, le thé vert, la pomme, le radis noir, et je fais une journée « soupe et jus de fruits ». Et surtout je bois beaucoup.

Le matin, je commence par un verre d’eau avec un citron, un grand classique très efficace, et je garde un petit déjeuner classique aussi, surtout si je fais du sport durant la journée, il faut un minimum de calories. Jus d’orange, yaourt accompagné de fruits secs et de fruits (je prends des « vrais » fruits secs amandes, noix, noisettes, pas des céréales toutes préparées et pleines de sucre ajouté), pain complet et thé. En fait, je ne change pas mon petit déjeuner, c’est le seul repas de la journée qui reste normal, juste parce que c’est le repas le plus important de la journée.

Le midi, je fais une soupe express, là j’ai tendance à prendre ce que j’ai sous la main et dans le congélateur, au choix pomme de terre, poireaux, épinards, oignons, petits pois, champignons, tout est bon dans la soupe. et je l’accompagne de deux oeufs battus en omelette, à part l’omelette bien sûr pas dans la soupe :-), le but n’étant pas d’être affamée toute la journée !!.

En milieu d’après-midi, un jus de fruit que l’on peut préparer à l’avance. Mon spécial détox est délicieux, thé vert, pommes, kiwi, il nécessite d’avoir un blender. La pomme et le thé vert étant deux aliments particulièrement drainants. A déguster si possible bien frais avec des glaçons.

Et le soir, je finis la soupe du midi.

Je ne fais pas ça deux jours de suite, juste une journée et juste de temps en temps, après les fêtes de Noël par exemple, quand je sens que mon estomac et mes intestins ont besoin d’un peu de repos 🙂 L’avantage est que tout peut être préparé à l’avance et amené au bureau si besoin, même s’il est préférable de faire ce type de journée quand on est tranquille à la maison.

Débuter la course à pied à 50 ans

Et pourquoi pas ? A priori, si on peut marcher on doit pouvoir courir.

Les bienfaits de la course à pied ne sont plus à démontrer, et c’est à peu près le seul sport que l’on peut pratiquer sans contrainte d’infrastructure ni de matériel, une bonne paire de basket, un bon soutien gorge si on est une femme et c’est parti !

Quelques règles de base à respecter :

  • Aller voir un médecin avant de débuter quand même pour vérifier qu’on n’a pas de contre indication majeure.
  • mieux vaut courir sur des chemins que sur la route. C’est beaucoup moins traumatisant pour les articulations.
  • la « sportivité » d’une personne ne se mesure pas au nombre de kilomètres parcourus, alors pas de complexe inutile !  Courir 2 kms quand on débute c’est très bien, ne pas dépasser les 5 kms parce qu’on n’a pas envie d’en faire plus ou qu’on ne peut pas, ne vous rendra pas « moins » sportif que celui qui en fait 50, à chacun ses envies, en fonction de sa forme, du temps qu’on a envie d’y consacrer, des contraintes diverses.
  • choisir les bonnes chaussures : ça ne sert à rien d’avoir 3 cm de crampon si on court sur des chemins roulants sans cailloux ni roche ! Par contre il est utile de choisir des chaussures qui ont un bon amorti. Pour résumer l’amorti d’une chaussure sert à « absorber » les effets négatifs de l’impact au sol, plutôt que de les faire encaisser par les muscles ou les articulations. Certains diront que trop d’amorti rend le pied « fainéant » parce que l’empêche de s’adapter correctement au terrain. Mouais…  personnellement, je ne suis pas adepte du minimalisme, et quand les kilomètres défilent, avoir des chaussures qui ont un amorti correct c’est quand même mieux. L’amorti ne se voit pas, il ne se ressent pas forcément non plus ! Ce n’est pas parce qu’une chaussure est confortable qu’elle a un bon amorti, c’est souvent une question de technologie utilisée dans la fabrication des semelles.
  • Ne pas hésiter à marcher ! Tous les coureurs marchent durant les trails, même les meilleurs (Kilian Jornett marche, la tête baissée, les mains sur les genoux dans les montées) ! Souvent le coureur débutant n’aime pas marcher, il vit ça comme un échec ou un moment de faiblesse. On me pose souvent la question « et durant les course, ça t’arrive de marcher ? » Comme si c’était honteux de marcher 🙂 Non seulement je marche durant les courses, mais en plus je marche même quand je m’entraine, quand j’ai un petit coup de mou ou quand j’ai le cardio qui s’affole ! Quand on débute, on alterne marche et course, 5 mn de marche, 5 mn de course, dès que ça monte on marche, dès que l’on sent que le rythme cardiaque accélère trop, on marche. Mes filles ont débuté la course à pied comme ça, à quinze ans elles ont fait leur 1er 10 kms.
  • Si on peut, on s’équipe d’un cardio fréquence mètre. C’est le meilleur moyen d’avoir la confirmation, quand on n’a pas trop l’habitude de courir, que l’on doit s’arrêter pour marcher ou ralentir. Idéalement il faudrait faire un test d’effort pour avoir une idée de sa fréquence cardiaque maximum. Sinon on applique la bonne vieille méthode : pour une femme : 226-son âge, pour un homme 220-son âge, on obtient une fréquence cardiaque maximum (FCM) et on cale son footing à 75 ou 80 % de cette FCM.
  • Si on ne peut pas s’équiper d’un cardio, on essaie de parler, on doit pouvoir parler sans s’essouffler, sinon, on s’arrête et on marche. On ne s’en rend pas compte mais le fait de s’arrêter ne serait-ce que 2 mn permet au rythme cardiaque de redescendre et on repart reboosté !
  • On boit régulièrement, avant, pendant et après. Le fait de ressentir la soif signifie que le processus de déshydratation est déjà enclenché. Il faut donc boire régulièrement pour ne pas avoir soif. Les tendons notamment ont énormément besoin d’être hydratés, attention aux tendinites, en cas de manque d’eau répété.
  • on n’oublie pas son téléphone, c’est un instrument de sécurité de base, et  la dernière fois que je l’ai oublié, je me suis perdue, impossible de chercher mon chemin je n’avais pas de téléphone…

Franchement, « qu’est-ce que ça fait du bien de faire du sport » ! C’est la réflexion que m’a faite ma fille la dernière fois qu’on est allée à la piscine (ça faisait un petit moment qu’on n’avait pas nagé). On se sent tellement bien après (les fameuses endorphines, l’hormone du bonheur sécrétée lors d’une pratique sportive), on dort bien, bizarrement on est plus reposé que si on était resté assis sur le canapé.

Et si vraiment vous n’avez pas envie de courir, parce que vous pensez que vous allez perdre des litres d’eau, que vous aurez des grosses auréoles sous les bras, un tee shirt qui pue, et la mine écarlate et déconfite de celle qui vient d’en baver pendant 15, 30 ou 60 mn, ce qui n’arrivera pas si vous avez respecté la règle des 75 % de la FCM :-), ce n’est pas grave, il est toujours possible de marcher, pédaler, danser, nager, pagayer….

Faire du sport à 50 ans

J’ai passé le cap de la cinquantaine cette année. On lit beaucoup de choses sur le sport à cinquante ans, je ne vais parler ici que de mon ressenti et de mes expériences personnelles.

Je ne parle donc pas de personnes qui se mettraient au sport à 50 ans, personnellement je fais du sport depuis l’enfance et je n’ai jamais arrêté.

J’ai commence par faire de la natation, j’avais une scoliose et le médecin avait dit à mes parents qu’il fallait que je nage….mais quelle idée,  j’ai d’emblée détesté ce sport 🙂 L’eau n’était vraiment pas un élément naturel pour moi ! J’ai assez vite fait de la compétition et je me suis retrouvée prise dans l’engrenage des entrainements tous les jours, des compétitions le week end, des stages pendant les vacances. Quand j’y repense, c’était vraiment pas mon truc, mon truc c’étaient les livres, je passais mon temps le nez dans les bouquins, j’étais même capable de lire le « tout l’univers », et quand je n’étais pas à la piscine j’étais à la bibliothèque, mon deuxième chez moi 🙂 Alors me retrouver tous les jours à barboter dans l’eau froide, à enchainer les longueurs….il en a fallu des années avant que je puisse dire « j’aime nager » !!

Mais il faut croire que la discipline liée au sport, le fait de se dire tous les jours « il faut y aller », même quand on n’a pas du tout envie, a dû quelque part inconsciemment forger mon caractère.

Quand j’ai enfin (!) arrêté la natation à la fin du collège, je me suis dit qu’il fallait que je trouve autre chose, j’étais mordue, c’était trop tard pour faire marche arrière, alors j’ai fait du vélo, ça faisait en fait des années que j’en faisais, avec mon père le week end (enfin quand je ne nageais pas), et j’ai embrayé directement ensuite sur la course à pied.

Je ne me souviens pas d’une année dans ma vie où je n’ai pas fait de sport (quand j’étais enceinte, je nageais, je pédalais, je marchais). J’ai aussi fait du tennis à un moment donné, mais je vais éviter d’en parler parce que je pense qu’il est difficile de trouver plus nulle que moi !

Pour en revenir au fait de faire du sport à 50 ans je pense qu’on manque sans doute un peu de recul sur le sujet.

Nous sommes quasiment la première génération à faire du sport aussi « vieux » :-). Et il y a de plus en plus de cinquantenaires et plus sur les courses ! On s’extasie devant Federer qui gagne des tournois à 36 ans (36 ans quand même, même si je suis largement admiratrice et fan depuis toujours,  il n’a pas 70 ans non plus, il a « juste » 36 ans !!). la génération de mes parents, quand ils avaient eu la chance de faire un peu de sport, arrêtait tout bien avant la quarantaine, quant aux grands sportifs de mon enfance, les Borg, Noah etc, je ne pense pas qu’ils aient encore été sur le circuit passé 30 ans ?

Cette année, l’année de mes 50 ans, je suis inscrite à trois courses de plus de 100 kms (je ne sais pas si je les finirai, mais j’ai validé l’inscription).

Pour l’instant en terme de sensation, je ne sens aucune différence par rapport à ce que je ressentais quand j’avais 20 ans, aucun essoufflement particulier, aucune difficulté musculaire particulière, et aucune baisse de performance. Il y a 20 ans je courais le semi en 1h39, aujourd’hui je pense pouvoir le faire en 1h45 surtout je pense parce que je n’ai plus d’entraînement particulier pour ce genre de course. Je cours un 10 kms en 45 min, ce n’est pas hyper rapide mais je n’ai jamais été une coureuse très rapide 🙂

Je cours entre 40 et 60 kms par semaine, bien plus qu’il y a 20 ans en fait, sans ressentir de fatigue particulière ni de lassitude.

La recherche de performance n’est pas mon moteur principal, mon moteur c’est l’envie et l’incroyable plaisir que me procure le fait de courir ou de marcher dans ces paysages.

et l’envie à 50 ans est toujours la même, si je reste 2 jours sans chausser mes baskets, je trépigne d’impatience à l’idée de sortir à nouveau, la pluie torrentielle, la neige, rien ne peut m’arrêter, quand je m’achète une nouvelle paire de running c’est un peu comme si c’était Noël en avance, je dois me freiner pour ne pas faire une deuxième sortie dans la journée pour les essayer.

Je sais que un jour j’irai moins vite, j’irai sans doute moins loin, mais tant que j’aurais encore envie d’y aller, rien ne changera pour moi.

Parfois je me dis, il faut quand même que je fasse attention, la dernière fois que j’ai vu un médecin, elle m’a dit, « à votre âge quand même il faut être vigilant », mais pourquoi vigilant ? Je n’ai toujours pas compris, alors finalement à bas la vigilance, le jour où je me lasserai, le jour où je me blesserai, et bien ce jour là…. je ne sais pas ce que je ferai ce jour là, je ne l’ai jamais envisagé 🙂

Si je dois trouver un point de difficulté, mais vraiment si je dois chercher en profondeur pour trouver quelque chose, je dirais que la récupération est moins rapide. J’ai mis 2 mois à vraiment récupérer de la CCC, mais comme c’était mon premier 100 kms je n’ai pas de référence, j’aurais peut-être mis également 2 mois il y a 20 ans ? Je ne sais pas si dans 10 ans je pourrais encore courir 100 kms, peut-être que non, peut-être que oui, et si je ne peux plus courir 100 kms et bien j’en ferai 50, et si je ne cours plus et bien je ferai du vélo ou de la randonnée, et je nagerai, parce que oui, aujourd’hui j’adore nager !! Mais j’ai la ferme intention d’être encore là en V4.

Alors le sport à 50 ans ? c’est comme le sport à 10 ans, 20 ans, 30 ans en fait, c’est top !

 

 

La Prom’classic 2018

Notre troisième Prom’classic, j’aime commencer l’année par cette course de 10 kms le long de la Méditerranée. Il y a beaucoup de monde, beaucoup d’ambiance, cette année il ne fait pas très beau, mais suffisamment chaud pour courir en short.

Et cette Prom’classic là sera assurément ma plus belle course de l’année, c’est la première fois que nous courons tous les 5. Avec Julien c’est désormais habituel, mais c’est la première course officielle de Jade (15 ans) et Eléna (17 ans).

Je suis hyper contente d’être sur la ligne de départ avec mes deux trésors.

Eléna et Jade avant le départ

On se place tranquillement dans le dernier SAS, celui d’1 heure, sans conteste celui où il y a le plus d’ambiance, l’attente n’est pour une fois pas trop longue ! Katia, Julien et Brice sont dans les SAS devant nous.

Jade aime bien courir seule, elle va partir devant nous et fera toute la course seule, on ne la reverra qu’après l’arrivée. On avait décidé avec Eléna de faire la course ensemble.

On est parti sans objectif de temps, les premiers 5 kms se sont bien passés, on voyait de loin la meneuse d’allure des 1 heure, les 5 derniers kms ont été un peu plus compliqués, avec un très fort vent de face, qui nous a un peu ralenti. Mais mon Eléna a géré la course de bout en bout avec le sourire, s’offrant même un joli sprint final !

J’ai beau dire que j’aime courir seule, faire cette course avec ma fille a été sans doute l’un de mes plus beaux moments de course.

 

Hivernale des Templiers

Marathon de l’Orchis, l’une des 4 courses de l’Hivernale des Templiers, 36 Kms, 1800 mètres D+

Nous avons pris la décision de nous inscrire au marathon de l’Orchis, l’une des courses de l’hivernale des Templiers après l’annulation du 42 Kms du Trail des Baous début novembre. Notre fils Julien avait besoin de points pour pouvoir s’inscrire à l’OCC (52 kms) en août prochain, l’une des 4 courses de l’UTMB.

Le mois de décembre n’est en général pas le mois le plus facile pour participer à une course, c’est la période de Noël on n’est pas trop motivés pour s’entrainer, on l’est beaucoup plus pour manger des chocolats au coin du feu. La plupart du temps il fait froid, ce n’est pas le mois de l’année où l’on est le plus en forme, mais bon, c’est parti pour un week end à 3 dans l’Aveyron.

Et il a fallu faire preuve de motivation pour arriver jusqu’à Millau. L’autoroute pour aller à Aix a été fermée le temps qu’elle soit déneigée, on est passés par Toulon, une heure de trajet supplémentaire, on a raté une sortie d’autoroute, et hop 30 minutes de trajet de plus, sans parler de la fin du trajet sur des petites routes, pas vraiment déneigées. Il y a des moments où l’on se demande si tant de signaux négatifs ne signifient pas qu’il est préférable de faire demi tour 🙂

Nous voilà donc dimanche matin dans le gymnase de Roquefort sur Souzon, le pays du Roquefort ! Et dire qu’on n’est pas là pour visiter les caves, quel dommage ! Dehors il fait -5 degrés, une coureuse sympa me prévient qu’il faut que je profite des -5 parce que sur les crêtes là haut on aura -12 !!

Mais bon, j’arrive à positiver, je me dis que je supporte mieux le froid que la chaleur.

Hivernale des Templiers

Le départ est donné, je pars couverte pour attaquer une course dans l’Antarctique (enfin, il faut relativiser, j’ai toujours trop chaud, alors je considère que je suis bien couverte, par rapport à d’autres j’ai juste le minimum), et bien sûr au bout de la première côte j’ai trop chaud, je savais que j’allais vite avoir trop chaud, à chaque fois je commets les mêmes erreurs :-). On fait un 100 kms dans l’Aubrac au mois d’avril, je suis certaine que je partirai trop couverte.

Le paysage est magnifique, avec un rayon de soleil en plus ça aurait été grandiose, et immédiatement je me dis que ça va être une belle course, je suis tellement contente d’être là, j’oublie le froid, je me sens bien, je monte sans difficulté. Il y a un peu trop de monde à mon goût, dans ces paysages là j’aime bien être toute seule.

Hivernale des Templiers-des paysages sublimes

On perd Julien dès les premiers mètres, sur les « petites » distances, la consigne est de tout donner, si on craque à la fin ce n’est pas trop grave on arrive toujours à faire les 5 derniers kilomètres même si on n’a plus d’énergie…. ce qui va m’arriver. Mais à ce moment là de la course tout va bien. Je cours avec Brice.

Très vite on atteint un premier goulet d’étranglement, on comprend vite pourquoi, le début de la descente est très raide et verglacée, il faut littéralement s’accrocher aux branches. Et quand il n’y a plus de branches, je choisis la bonne vieille méthode, celle de la luge, contrairement aux apparences je ne suis pas tombée, je suis volontairement par terre, d’autres après moi choisiront vite la même méthode.

Hivernale des templiers-des chemins verglacés

L’inconvénient c’est que quand je me relève j’ai les mains glacées. je ne sais pas d’où viennent les gants que j’ai eu la mauvaise idée de prendre pour la course, mais ils n’ont absolument servi à rien ! Je vais garder les mains glacées pendant 30 kilomètres.

Toutes les descentes sur les versants nords seront verglacées, on traversa quelques tunnels, frontale nécessaire, heureusement les 2 ravitos sont situés dans des granges, on est au chaud quelques minutes. Le 2ème ravito du 20ème kilomètre est une tuerie, du fromage (du roquefort bien sur), des fruits, des gâteaux, je suis à deux doigts de m’installer et de profiter du festin, mais j’arrive à m’extraire de cette caverne d’Ali Baba et on repart dans le froid.

Je perds Brice dans une descente, je déteste sentir que je retarde tout le monde, alors je laisse passer.

Je vais craquer au 30ème kilomètre, je n’ai pas beaucoup bu, ça fait une heure que je n’ai pas mangé, je pense que j’ai épuisé mes réserves. Je connaitrais le purgatoire dans la dernière côte, un petit purgatoire, il faut quand même relativiser car on n’est pas dans les Alpes, on n’en a pas pour 3 heures de montée, alors je m’accroche et je suis motivée, la remise des récompenses est à 14h30, je suis certaine que mon fils va encore faire un podium, il ne faut pas trainer.

Et c’est là que je relâche enfin ma vigilance, la sanction sera immédiate je mets le pied sur une énième plaque de verglas je pars instantanément en arrière, mon dos tape sur les cailloux, le coude rape sur les pierres, c’est pas la fête, j’ai mal partout ! La bonne nouvelle c’est qu’il ne reste que 3 kilomètres, ça aurait pu m’arriver au début, et ce n’est pas le moment de rester par terre. J’arrive pile au moment de la remise des coupes !

4h59 pour Julien, 3ème espoir (le premier n’a visiblement pas eu la patience d’attendre le podium !)

Hivernale des Templiers-Une très belle 3ème place espoir pour Julien

5h25 pour Brice, qui a fait une course parfaite du début à la fin

5h33 pour moi, 6ème V2

Encore une très belle course, dans des paysages grandioses !

Prochaine « grosse » course, 100 kms de l’Aubrac (50 kms pour Julien), et sans doute les 120 kms de la TDS l’une des courses de l’UTMB, fin août si on est tirés au sort (52 Kms de l’OCC pour Julien)

Toutes les photos de la course sont ici

 

 

 

Hivernale des Templiers-photos