UTCAM Galerie Photos

UTCAM 110 kms… en mode assistance

Des mois que je m’entrainais pour ce 110 kms très exigeant qui devait être ma course de l’année. Des mois que je l’attendais avec impatience. C’était sans compter un lumbago qui m’a terrassée la veille de la course. 4 jours après je suis encore pliée en deux, too bad, mais là il n’y avait vraiment rien à faire.

Mais j’ai quand même participé à la course, en mode assistance de mon mari Brice. En compagnie d’Alain qui devait faire notre assistance à tous les 2 ainsi qu’à 3 autres de ses amis. Alain, en plus d’être un traileur hyper aguerri, est un pro de l’assistance, je n’ai pas eu grand chose à faire, sauf à assurer le soutien moral de Brice.

Je dois quand même avouer avant de raconter le récit de ces 29 heures en backstage de la course, que j’ai quand même un peu honte. Etant donné que j’étais vraiment pliée en 2, j’ai reçu plus de marques de compassion que les coureurs, alors qu’ils en ont tellement bavé les pauvres.

Cette course est définitivement la plus difficile que je connaisse (j’ai fait le 90 kms de l’UTCAM l’année passée), 40% d’abandons cette année quand même sur le 110km, c’est énorme.

Et Brice a fini, et très bien fini, énormes félicitations à lui, il a fait une course magnifique, de bout en bout, sans flancher.

Une fois passée l’énormissime déception de ne pas pouvoir participer à cette magnifique aventure, je dois dire que j’ai beaucoup apprécié les 2 jours passés à suivre la course en compagnie d’Alain, et de Solenn et Hervé qui faisait l’assistance de Franck. Et c’est fatiguant de faire l’assistance, les familles et amis qui le font régulièrement ont énormément de mérite.

Alors merci Alain, tu n’étais pas obligé de le faire, et tu l’as fait avec une générosité magnifique, Aziza avait concocté du riz au lait, un carotcake que Brice a adoré ! Vous êtes tellement gentils tous les 2, ça nous a énormément touchés.

Et c’est important d’être 2 dans ces cas là, parce que c’est long 29 heures, qu’il y a beaucoup de trajets entre les ravitos, qu’il faut passer la nuit à attendre, des heures à attendre aux différents PC course, bref, il faut passer le temps ! Et papoter pour passer le temps, c’est tellement sympa !

Maintenant le récit de la course.

Le départ à lieu sur le haut de Nice, à Falicon. Pour Alain et moi, c’est direction Levens, base de vie située au km 30.

Premières hécatombes ! Il fait 30 degrés au départ, et le départ se fait très vite, les barrières horaires sont serrées, il ne faut pas trainer, et je pense que beaucoup de coureurs sont partis trop vite. A Levens, les mines sont défaites et les coureurs bien entamés, on est au 30ème kilomètre, la moitié part pour 150 kms !! l’autre moitié dont Brice fait partie pour 110 ! Il fait chaud, tellement chaud et la descente sur Levens, je m’en souviens très bien, j’étais tombée 3 fois, est juste terriblement difficile.

Julien et Franck, les deux amis d’Alain arrivent. Franck est fatigué mais c’est un excellent coureur, on sent qu’il ne va rien lâcher ! Julien a l’air bien.

On voit également Yohan un ami de Brice engagé sur le 150 !

Je vais rejoindre Brice un peu avant le ravito et je fais quelques mètres avec lui. Il est minuit. Comme d’habitude il a l’air plutôt bien, il mange, boit se repose un peu et repart.

Ceux qui ont l’habitude de faire l’assistance sont des vrais pros, je regarde fascinée ce petit monde que je découvre. Les « ravitailleurs » ont des caisses avec l’intégralité et même bien plus de ce que les coureurs ont besoin. Tout est prêt à l’avance quand le coureur arrive. Le but étant d’anticiper les besoins du coureur.

Alain avait absolument tout prévu, jusqu’à la crème solaire, et l’huile de massage.

Comme d’habitude il y a très peu de femmes, mais elles m’ont toutes impressionnée. Je dois dire que les femmes qui ont survécu à cette course étaient toutes dans une forme qui forçait l’admiration ! Je ne suis pas certaine qu’il y en ait plus de 15 à l’arrivée !

On lève le camp et direction Utelle, joli village provençal dont on ne verra rien puisque l’arrivée de Brice est prévu vers 4 h du matin.

C’est à ce moment là que je vais dormir un peu dans la voiture. Alain le pauvre ne fermera pas beaucoup les yeux puisqu’il assure le ravito de ces autres amis.

UTCAM – Utelle

A Utelle Brice est fatigué mais toujours solide. Il est 4h15 du matin, ça fait déjà plus de 10 heures qu’il court.

Il repart et avec Alain, nous repartons pour Roquebillière, où Brice est prévu entre 11h et 12h, kilomètres 72. C’est là où l’attente va être la plus longue, il fait encore nuit, on est dans un gymnase.

Au petit matin, on va prendre le petit déjeuner sur la place du village, super petit déjeuner !

J’en profite pour contempler au loin la terrible descente de Roquebillière qui m’avait tellement fait souffrir l’année dernière.

UTCAM – Roquebillière

La chaleur commence déjà a être forte, il n’est que 8h du matin, la journée va être difficile pour les coureurs.

Quand Brice arrive il est livide, il arrive quand même à manger, ce qui est plutôt bon signe. Je vais lui chercher à manger pendant qu’Alain s’occupe de lui recharger son eau et de lui préparer ce dont il a besoin pour la suite de la course. Au menu, pâtes, charcuterie, riz au lait, carotcake, ça creuse la course !

Ravitaillement Roquebillière

Il repart 40 mn après. Je pense que cette pause lui a fait du bien.

Direction ensuite le Relais des Merveilles, aucun endroit je pense ne mérite autant ce nom. La vallée de la Gordolasque est le plus bel endroit que je n’ai jamais vu. Le genre d’endroit qui te fait dire que finalement ce n’est pas la peine d’aller au bout du monde pour voir des merveilles 🙂

Autant j’ai trouvé les heures passées à Roquebillière pesantes, autant là je me dis qu’on va être bien.

UTCAM la vallée de la Gordolasque

Avec Solenn, Hervé et Alain, on se paie le luxe d’un super déjeuner sur la terrasse du gite au soleil, magique. On discute, on rigole, super moments !

UTCAM – ravito du Relais des Merveilles

Le temps va passer vite… enfin pour nous, pour les coureurs c’est une autre histoire, l’hécatombe continue. Quand ils arrivent ils sont défaits, déconfits, assoiffés. Ça me fait drôle de voir la course sous cet angle.

Au bout d’un moment, je pars à la rencontre de Brice. Je marche très lentement, toujours pliée en 2, je me dis qu’il ne faut surtout pas que j’aille trop loin parce que sinon je vais le ralentir pour revenir au ravito 🙂 Alors je me pose sur un rocher et je discute avec les gens qui se promènent.

UTCAM

Je n’ai qu’un regret, j’ai été terriblement stupide et je n’ai pas pris d’eau… Quand une coureuse arrive assoiffée et me demande de l’eau, je m’en veux terriblement, j’arrive à la convaincre qu’elle n’a plus que quelques mètres à faire avant d’arriver au ravito, mais la pauvre…

Brice arrive, il a l’air à peu près bien mais terriblement fatigué, il est 16h15, ça fait 22 heures que la course a commencé, et il reste encore 20 kms. Et une dernière ascension de plus de 1000 mètres. La particularité de cette course, outre son terrain très compliqué, est que les ascensions les plus difficiles sont à la fin.

UTCAM arrivée au relais des Merveilles

Il va s’allonger, je lui fais un massage des jambes et il s’endort. Il ne dormira pas longtemps, à peine 10 mn mais je pense que ça lui fait du bien.

Direction la dernière étape, Saint Martin de La Vésubie. Ça fait 24 heures que nous sommes partis.

Il y a beaucoup d’animations dans la ville, c’est très sympa, notre quatuor se pose au bar, pour un petit panaché bien mérité :-), accompagnés de quelques gâteaux locaux, dont la célèbre tourte aux blettes que je vais gouter pour la première fois !

On assiste au départ et à l’arrivée du 15 kilomètres. Les coureurs du 15 et ceux du 110 ou du 150 passent au même endroit, mon dieu la différence de rythme, pas la peine de regarder les dossards pour savoir qui fait quoi !

L’arrivée est difficile, on franchit une première arche… mais il faut continuer ce n’est pas l’arrivée, encore 500 mètres ! Les coureurs du 150 passent là, sauf qu’il leur reste encore 40 kms à faire !! Quel mental il faut avoir à ce moment là !!

On assiste à l’arrivée de Julien et Franck, les deux coureurs que suit Alain, et on va diner dans un très bon restau de la ville en attendant Brice qui franchira tellement brillamment la ligne d’arrivée à 23h.

Pour conclure, merci Alain, ce n’était pas prévu, mais j’ai été ravie de passer tout ce temps avec toi, et merci pour tout ce que tu as fait.

J’ai été ravi de partager tous ces bons moments avec Solenn et Hervé, bravo à Julien et Franck qui ont fait une course magnifique.

et Bravo, bravo, bravo Brice, je ne le répèterai jamais assez, tu m’as impressionnée !! Parti à la 145ème place, arrivé à la 72ème, un roc du début à la fin, là où des coureurs bien plus aguerris ont plié sous la chaleur, la fatigue, les difficultés terribles de cette course, toi tu as franchi la ligne  !

Quant à moi, à l’heure où j’écris ces quelques lignes je ne suis toujours pas redressée, autant dire que quand je vais m’y remettre, je serai gonflée à bloc pour notre future aventure !

Toutes les photos sont ici

UTCAM arrivée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trail des Balcons d’Azur

Après avoir fait 3 fois le 47 kms, nous nous élançons cette fois ci sur l’UTBA, l’ultra trail des Balcons d’Azurle 80 kms, 3500 mètres de dénivelé.

L’étude du parcours et des barrières me met une nouvelle fois un bon coup de pression, 15 heures pour faire les 80 kms, sur le papier ça ne me parait pas forcément hyper accessible.

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Ultra Trail des Balcons d’Azur – galerie photos

L’Hivernale des Templiers

L’Astragale, l’une des courses de l’Hivernale des Templiers, 65 kms, 2300 mètres de D+ dans l’Aveyron à Roquefort sur Soulzon.

Nous avons pris le départ de cette course avec Julien notre fils de 20 ans. C’est son premier trail de plus de 50 kilomètres, il était assez (très) stressé.

Nous passerons rapidement sur le fait que nous avons failli ne jamais arriver dans l’Aveyron en ce samedi 2 décembre, avec une circulation plutôt chaotique… des autoroutes qui fermaient au gré des blocages, des autoroutes annoncées fermées mais en fait ouvertes, sur lesquelles nous roulions absolument seuls ! Disons que nous avons visité des coins de France qui normalement n’auraient pas dû se trouver sur notre parcours.

L’année passée pour le marathon de l’Orchis, une autre course de l’Hivernale des Templiers, nous avions failli ne pas arriver à cause de la neige, décidément l’Aveyron est une splendide région qui se mérite !

La nuit fut courte ensuite, le réveil sonne à 3h30 du matin, c’est dur, dehors il pleut, il faut prendre le bus pour se rendre sur le lieu de départ à la Couvertoirade, un village que je regrette vraiment d’avoir découvert à 5h du matin, autant dire qu’on n’a rien vu de ce village médiéval magnifique. Tant pis, du coup il va falloir qu’on y retourne…

Tout bien réfléchi, je ne suis pas certaine qu’en pleine journée on en aurait vu plus, tellement le ciel était plombé ! Le brouillard nous a accompagné une grande partie de la journée.

La course n’affiche pas un gros dénivelé, 2300 mètres. Depuis la Transaubrac, je connais bien le « danger » de ces courses longues avec peu de dénivelé, il faut beaucoup courir, ce qui peut s’avérer parfois presque plus fatigant que de grimper, grimper, et encore grimper. Je n’ai toujours pas tranché, je ne sais pas ce qui est le plus difficile, enchainer 1400 mètres de dénivelé d’un coup comme c’est souvent le cas dans les Alpes ? Mais suivi la plupart du temps de longues descentes, ou enchainer des petites montées de 300 à 400 mètres, petites mais fréquentes.

Surtout que cette année, nous avons été particulièrement gâtés, il a plu absolument toute la journée, 10h40 sous la pluie. Ce n’était pas une grosse pluie, plutôt un petit/moyen crachin breton.

La pluie n’a pas posé problème, mais la boue, mon dieu que de boue, pas autant que sur la TDS, mais pas mal non plus. Que de glissades, que de chemins quasi impraticables. Quelques belles chutes, dont celle de cette coureuse, tombée la tête sur les cailloux.

 

Sinon la course s’est idéalement passé pour nous trois. Ni la pluie, ni la boue ni le brouillard n’ont altéré ma bonne humeur, courir en groupe c’est tellement sympa, j’ai savouré chaque moment de la course. J’ai aimé grimper (ça c’est nouveau !!), j’ai détesté descendre (ça c’est normal), J’ai adoré les ravitos, des tables remplis de fromage (c’est le pays du Roquefort !), des toasts, des gâteaux, de la soupe, mais pas la soupe insipide de la TDS, non de la bonne soupe ! Le risque pour moi, c’est de me trouver un petit coin tranquille, de m’installer à table et de ne plus sortir… mais l’appel de la pluie est plus fort que tout, repartir patauger un bon moment, ça ne se refuse pas.

Mention particulière pour les guêtres que l’on devine sur la photo, courir sans guêtres dans la boue c’est compliqué, car tout rentre dans les chaussures.

Nous avons eu la chance de parcourir une grande partie du Larzac, la terre des Templiers. L’avantage de la course par rapport à la randonnée, c’est qu’on parcours beaucoup plus de kilomètres, et qu’on a la chance de traverser des endroits magiques.

Les premiers 20 kms ne présentent pas de difficultés particulières, si ce n’est la boue. On court beaucoup. Le dénivelé commence ensuite,  avec quelques belles montées, et des paysages à couper le souffle sur les plateaux en haut. Cette région est absolument splendide, et même dans le brouillard c’est beau.

Les 2 ravitaillements des 41 et 51 kms se trouvaient dans des bâtisses splendides en pierre. Le 41 à Viala du Pas de Jaux, cité templière et sa grande demeure médiévale, et une bergerie magnifique pour le 51 à Lapanouse de Cernon.

Entre le 41 et le 51 on s’enfonce dans le Larzac, beaucoup de bâtisses en pierre, des vieilles fermes, abandonnées pour certaines.

On passe également par la grotte des Maquisards ou grotte du Fajas, une immense cavité en haut d’une montée bien raide à travers la forêt qui abritait autrefois les bergers et leurs troupeaux, et qui a également servi de refuge pendant la dernière guerre.

On a énormément pataugé dans la boue, mais mention particulière quand même à Tournemire, kilomètre 59 à peu près. On doit alors descendre une pente vraiment pas longue, mais pas une pente, disons plutôt une patinoire ? Il n’y a rien pour s’accrocher et en bas de la petite patinoire, une petite marre de boue, avec 3 ou 4 planches pour traverser. Le bénévole, très gentil, commence à m’expliquer qu’il est hors de question de mettre un pied sur la planche, trop glissante, et il m’explique patiemment par où passer pour glisser le moins possible. Un rapide coup d’oeil pour évaluer la situation et je me dis que la meilleure chose à faire à ce stade de la course est de s’assoir les mains dans la boue et de glisser. La technique est infaillible, les pieds, les mains, les fesses dans la boue, on ne risque plus de tomber. Je ressors de là couverte de boue, une dame me dit que pour la même chose en thalasso j’aurais payé beaucoup plus cher, c’est pas faux…

La course s’est très bien passée pour Julien aussi, il m’a impressionné. Il était très stressé durant le premier tiers, pas certain de réussir à gérer les 65 kms, une grande première, et quand il a vu que ça se passait bien, que même si le physique commençait à flancher, le moral tenait bon, il est allé au bout, hyper content de franchir la ligne d’arrivée, et de récupérer sa coupe, encore un podium pour lui ! On cite même son nom dans le magazine en ligne U-Trail. Médaille en chocolat pour moi.

Toutes les photos sont ici

 

 

 

 

L’Hivernale des Templiers – Photos

Un trail de 65 kms, l’Astragale, l’une des courses de l’Hivernale des Templiers, sous la pluie quasiment du début à la fin, dans le brouillard une grande partie de la course, dans la boue tout le temps, mais en famille tout le long, avec Julien mon fils et Brice mon mari, une course placée sous le signe de la bonne humeur, j’ai adoré.

Les valeurs véhiculées par le sport

Je voudrais parler ici d’un sujet qui me tient à coeur, les valeurs liées au sport.

Spontanément si je pense à ça je vais dire, le respect, la tolérance, le courage, l’honnêteté, la solidarité, et sans doute bien d’autres.

On est presque en période de Noël, alors j’ai envie de parler de valeurs.

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