Mon premier triathlon

Nous nous sommes mis au triathlon avec mon mari à notre arrivée dans le sud-ouest. Nous avions le désir de varier un peu, les entrainements pour l’ultra trail sont un peu fastidieux au bout d’un moment, et apporter un peu de variété à tout ça ne peut pas faire de mal.

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Ultra Trail des Balcons d’Azur – UTBA

79 kms, 3500 mètres de dénivelé

C’est notre deuxième participation à cette magnifique course, après avoir fait trois fois le 47 kms.

Le nombre de coureurs est très limité, à peine 250 inscrits, beaucoup moins de participants au final.

Et tout se passe dans le « splendissime » massif de l’Esterel.

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Gotorlekuen Itzulia Trail

Saint Pée sur Nivelle, 42 kms 3000 mètres dénivelé

Pour tous ceux qui comme moi n’aiment pas courir idiot et qui ne parlent pas basque, cela signifie approximativement Le Tour des Redoutes. Nous allons donc courir sur les terres où se trouvent les Redoutes Napoléoniennes utilisées par l’armée du Maréchal Soult contre les troupes britanniques de Wellington en 1814.

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LES PYRÉNÉES

Au hasard d’un nouveau déménagement, nous voici désormais à Bordeaux. Etant donné que nous sommes toujours à la recherche de jolies collines à gravir, nous nous sommes naturellement tournés vers les Pyrénées, après des années à arpenter les Alpes, en courant ou à ski.

Nous avons testé les Pyrénées l’été et l’hiver.

Cauterets

A 3 heures de route de Bordeaux, ça passe encore pour un week end. Nous avons fait du skating au Pont d’Espagne. Le Pont d’Espagne est accessible en voiture depuis Cauterets. Il y a 36 kms de pistes, à noter quand même que le départ depuis le parking est plutôt raide, il faut pousser sur les bâtons avant d’arriver sur le plateau.

Plan des pistes de ski nordique

Font Romeu

Dans les Pyrénées orientales. J’ai adoré ! Des pistes de skating magnifiques, il y en a pour tous les goûts et de toutes les couleurs, des paysages splendides ! Nous sommes partis du plateau de la Calme, accessible qu’en voiture depuis Font Romeu. Il y a 22 pistes de ski nordique, dont la Panoramique, 10 kms, qui porte très bien son nom. Je conseille aux personnes qui débutent les pistes vertes les Mouillères et les Petites Mouillères, 2 pistes très agréables dans la forêt pour se mettre en jambes. Il y a également des sentiers dédiés aux raquettes et piétons. Une très belle découverte.

Plan des pistes de ski nordique

La Rhune, sortie trail, randonnée, ou course

Une sortie incontournable au Pays Basque, le sommet se situe à 900 mètres à peu près. On est montés plusieurs fois, à chaque fois depuis Ascain, soit du village, soit du petit train. On peut également partir de Sare. Les parcours sont infinis, notre dernier faisait 26 kms pour 1800 mètres de D+ donc il y a de quoi bien s’amuser.

La Rhune

Gotorlekuen Itzalia Trail, 42 kms 3000 mètres dénivelé

Gotorlekuen Itzalia

Le Mondarrain

Au départ d’Espelette, autre magnifique village basque, randonnée de 21 kms et 1000 mètres de dénivelé. Un petit passage un peu technique dans des rochers à l’arrivée mais cela ne dure pas longtemps, et on est récompensés par une vue à couper le souffle arrivé en haut.

Laruns

Nous avons testé la station trail de l’Ossau à Laruns, à un peu moins de 3 heures de route de Bordeaux. Aucune comparaison avec le pays basque, c’est de la montagne, on y a trouvé de la neige à 2000 mètres d’altitude fin mai. Il y a de beaux circuits, pas toujours très bien balisés, même si c’est une station trail.

Nous sommes montés au lac de Montagnon 20 kms, 1500 mètres de dénivelé depuis Laruns

Et avons emprunté le circuit de l’Impératrice depuis Eaux-Bonnes, 19 kms, 1300 mètres de dénivelé.

Les Pyrénées espagnoles

Le Val d’Aran, et son petit village Vielha, station huppée des Pyrénées catalanes en Espagne, nous y avons fait un trail, 57 kms, 3100 mètres de dénivelé, dans le cadre d’une course « made by UTMB »

Des paysages grandioses, des passages très techniques, beaucoup de lacs, on y retourne en juillet 2022 pour un 100 kms cette fois-ci.

L’UTMB, du rêve au cauchemar

Au moment où j’écris ces quelques lignes nous venons de valider notre participation à l’UTMB 2022, 170 kms, 10 000 mètres de dénivelé.

Je me dis qu’il est plus que temps de tourner la page de l’UTMB 2021 et d’essayer de raconter « mes mésaventures » sur cette course.

C’est la première fois que j’ai autant de mal à raconter une course, n’ayant pas trop envie de revivre ces moments.

Cela fait maintenant plus de 6 mois il est temps de tourner la page.

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Trail des Mouflons

42 kms, 1400 mètres dénivelé, en Dordogne

Le trail ce n’est pas seulement du sport, c’est aussi une très belle façon de découvrir de nouveaux territoires, et depuis le temps que l’on court avec Brice, on a découvert énormément de belles régions, dans lesquelles nous ne serions pas forcément allés s’il n’y avait pas eu les courses. Au hasard et il n’y a pas d’ordre de préférence, l’Aubrac, la Corrèze, la Dordogne, la région lyonnaise, les Pyrénées, les Alpes, et j’en oublie certainement beaucoup.

Le fait d’avoir vécu en région parisienne, dans le sud, et maintenant à Bordeaux nous a également permis de quadriller ces différentes régions.

A chaque début d’année le même rituel se répète, choisir notre objectif principal, et choisir ensuite les courses pour s’y préparer. Pour les trails « courts », moins de 30 kilomètres, on essaie de ne pas trop s’éloigner de chez nous, histoire de ne pas faire 4 heures de route pour une course de 15 kms.

Cette année l’objectif principal est l’UTMB fin août, et pour s’y préparer nous sommes inscrits à :

  • Trail des Mouflons en février, 42 kms et 1400 mètres de dénivelé
  • Trail de Saint Pée sur Nivelle en mars, 42 kms et 2800 mètres de dénivelé
  • Ultra trail des Balcons d’Azur en avril, 80 kms et 3500 mètres de dénivelé
  • Triathlon de Lacanau en mai, format L (1900 mètres natation, 80 kms vélo, 21 kms Cap)
  • la CCC du Val d’Aran, en juillet, 100 kms, 6000 mètres de dénivelé

Nous voilà donc partis pour notre premier rendez-vous de l’année, dans le Périgord en ce mois de février. Pas de chance, alors qu’il a fait beau toute la semaine, le samedi est pluvieux, et le dimanche ne s’annonce pas très sec non plus. Il est vrai que lorsqu’on s’inscrit à une course en février, on s’attend quand même à un minimum de boue, on n’a pas été déçus.

Le Périgord est un territoire que l’on ne présente pas, c’est magnifique, des vieilles pierres, des fermes, des noyers, et surtout une région sauvage. Le départ et l’arrivée de la course se situent à Cherveix Cubas, petit village entre Périgueux et Brive.

Le paysage est à la hauteur de nos attentes, majestueux, un petit côté fantomatique parfois dans la brume et le givre. Il a plu durant la course, pas des trombes d’eau, mais suffisamment pour refroidir.

Trail des Mouflons

La première partie du parcours est facile, beaucoup de petites montées durant lesquelles il faut courir, suivies de descentes assez boueuses mais praticables. Beaucoup de passages dans les bois. Nous ne sommes que 150 partants, on se retrouve vite en petit comité, et comme d’habitude nous faisons un petit bout de chemin avec des coureurs et coureuses très sympas.

Le ratio kilomètres/dénivelé sur cette course est faible. On est dans le Périgord pas dans les Alpes. C’est toujours compliqué de dire ce qui est le plus facile, une course avec de longues montées (exemple les 1400 mètres en début de la CCC) ou des courses comme celles-ci où on ne fait que monter et descendre en permanence. Bizarrement je trouve que la réponse n’est pas facile à apporter. Dans les courses avec peu de dénivelé on court énormément, y compris dans les montées, alors qu’on ne court pas en montée dans les Alpes. Je pense tout simplement que cela dépend de chacun et du type d’entrainement que l’on a. Ce type de trail est plus adapté à notre entrainement girondin qui comporte 0 dénivelé.

Ça se corse néanmoins durant la deuxième moitié avec une belle montée dans la roche, une corde pour grimper, terrain très glissant. On mettra beaucoup plus de temps à parcourir les 20 derniers kilomètres que les 20 premiers, et pas uniquement à cause de la fatigue !

Trail des Mouflons, on ne sait plus où mettre les pieds !
Trail des Mouflons, des descentes parfois très glissantes

Il y avait 2 ravitaillements sur le parcours, au kilomètre 13 et 30. Très bien dans les 2 cas, du salé, du sucré, des bénévoles au top. La barrière horaire était située au 30ème kilomètre. Nous bouclons ces 42 kms en 5H50, avec de belles sensations du début à la fin.

L’Hivernale des Templiers

L’Astragale, 66 kms et 2500 mètres de dénivelé

Cette année nous avons inauguré un nouveau parcours, nous partons et arrivons à Roquefort sur Soulzon, ce qui est beaucoup mieux. Pas de bus à prendre en plein milieu de la nuit.

Le départ a lieu à 6h30 du matin en ce début décembre, et il neige.

le départ de l’Hivernale des Templiers sous la neige

Alors évidemment on ne s’inscrit pas à une course au mois de décembre en se disant qu’il va faire beau et chaud. Et voir cette neige tomber est plutôt féérique, mais on se dit que le terrain ne va pas être facile, et on n’a pas été déçus. De la neige, du froid, du vent, beaucoup de vent, de la boue on a tout eu, mais dans des paysages à couper le souffle, et franchement, j’ai adoré.

des paysages féériques

Courir la nuit dans ce genre de paysages, on ne peut pas ne pas aimer je pense. Et quand on court on n’a pas froid. On est dans l’Aveyron, ce ne sont pas les Alpes, les montées ne sont pas trop raides, ni trop longues. Il y en a 6 en tout, pour un total de 2500 mètres, la plus longue ne doit pas excéder 400 mètres de D+. Et on attaque d’emblée la première. Je me rends compte très vite que je suis pile poile dans mes temps de 2018 et même si le parcours n’est pas le même c’est plutôt rassurant, car j’avais fait une bonne course.

La première descente très glissante arrive vite, et là il n’y a pas beaucoup de solutions, il faut s’accrocher à toutes les branches autour, avoir des gants est indispensable. Mais elle est très courte, quelques glissades mais pas de chutes.

On arrive assez rapidement au ravito des 18 kms. Les ravitaillements de cette course sont topissimes, on est quand même au pays du roquefort 🙂

Je sais que je vais avoir beaucoup de mal à manger et à boire durant la course, alors je mise tout sur les ravitaillements, il faut que je boive et que je mange correctement. Je ne vais pas faire des miracles, mais j’arrive quand même à manger du fromage, un bout de banane, du pain d’épices tartiné de roquefort et un truc sucré. C’est pas énorme, mais je ne peux pas faire mieux. Et je bois un verre de soupe, un verre de coca et un verre de Saint Yorre, là encore, c’est minimaliste mais je me contente de ce qui passe, et il est rare que j’arrive à manger autant durant une course.

Malheureusement durant la course en dehors de ces pauses ravitaillement, je vais avoir du mal à boire, l’eau des flasques est gelée, j’ai peur que mon estomac ne résiste pas à ce traitement.

On attaque ensuite la 3ème côte qui est suivie d’un plateau, à la louche 4 à 5 kms de plat, tantôt montant tantôt descendant. Ces kilomètres là peuvent vite s’avérer compliqués, il faut absolument courir sous peine de perdre beaucoup de temps, et là ce ne sont que des champs de boue.

Après une descente bien glissante on arrive au ravito du 30ème, celui-là est important parce que s’en suivent 23 kms sans ravitaillement, ce qui va être très long. 3 ravitos, 10 mn d’arrêt chaque fois.

Il fait très froid, je cours en corsaire avec un tee shirt à manches longues et ma goretex. Quand je cours, ça me suffit, je préfère courir quand il fait froid. Je n’aime pas et supporte très mal la chaleur. Je n’ai jamais eu froid durant la course.

Entre le 30 et le 53ème kilomètre, il y a un inteeeeeeerminable plateau tout boueux, je dirais 13 kilomètres de plat montant descendant, 13 kilomètres de course dans la boue. Ça va me fracasser. J’avais réussi à m’alimenter tant bien que mal jusqu’à présent, mais là j’arrive au point habituel où plus rien ne passe. Vers le kilomètre 48 je ne suis pas loin de l’arrêt total, plus d’énergie, plus rien. J’essaie de me motiver comme je peux et j’arrive enfin au dernier ravitaillement, au 53ème kilomètre. La clé d’une course réussie c’est l’alimentation et l’hydratation.

Le seul inconvénient du froid, c’est quand il faut repartir après un petit arrêt. Le 1er, ça passe, le 2ème c’est déjà un peu plus dur, mais le 3ème, quel cauchemar ! sortir de la tente est un pur calvaire. Je tremble tellement que je n’arrive pas à remettre mes gants, je suis frigorifiée, il faut vite se remettre à courir pour se réchauffer.

Je suis physiquement plutôt en forme, je n’ai mal nulle part, et je me souvenais parfaitement de la dernière partie de la course. Une montée coupée en deux par une route, suivie de la descente jusqu’au village. Il y a eu quelques petits changements, mais globalement j’ai reconnu le parcours.

Et la fin de la course se passe bien, je ne rallumerai pas la frontale, c’était mon challenge 🙂

Je retrouve Brice dans le gymnase de Roquefort, il est arrivé une demi-heure plus tôt après une très belle course. Une première place catégorie pour moi, la sensation d’avoir été en forme quasi du début à la fin, ce qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps, je suis contente.

Les chaussures ont morflé, elles vont être difficiles à nettoyer….

L’Hivernale des Templiers, 66 kms de neige et de boue