Trail des Balcons d’Azur

De retour sur le TBA, 47 kms, 2200 mètres de dénivelé, une course qui ne m’avait pas laissé que des bons souvenirs l’année dernière.

J’ai donc pris le départ avec une petite pointe d’appréhension, surtout que mes dernières sorties longues à l’entrainement ont été un peu laborieuses.

Départ à 7:00 du matin à Mandelieu, sur la plage, j’adore !

Départ du TBA

Quand je prends le départ d’une course longue comme celle là, j’essaie de mémoriser des points de repère importants, comme les ravitaillements, information très utile pour ne pas se charger inutilement en eau, ou au contraire pour ne pas en manquer.

Les ravitaillements sont situés au km 16, 23 et 35.

Je savais que en cas de forte chaleur la distance entre le 23 et le 35 risquait d’être longue. Et cette année il a fait chaud.

La deuxième chose que j’essaie de retenir, ce sont les « bosses », ces ascensions qui peuvent faire mal.

profil

Jusqu’au premier ravitaillement le parcours est assez roulant. La montée n’est pas trop raide (enfin par rapport à ce qu’on va connaitre après). Par contre je n’avais pas prévu le vent au 1er ravitaillement, on ne s’est pas attardé. A ce moment là de la course je suis encore avec Brice.

La 2ème montée au pic de l’ours est difficile, mais ça passe,  la descente qui suit est parfois très technique, heureusement que le sol est sec. Il y a beaucoup de devers, attention aux chevilles.

beaucoup de devers

 

 

 

 

 

 

 

Certaines montées sont vraiment très très raides. Il faut littéralement s’accrocher à la roche.

TBA, des chemins très escarpés

 

La fin du calvaire

Mais le paysage est grandiose, c’est magnifique.

TBA, des sentiers qui surplombent la méditerranée

Trail des Balcons d'Azur

J’arrive à peu près bien au 2ème ravitaillement (km 23), c’est après que les choses vont se gater, entre le 2ème et le 3ème ravitaillement. Je retrouve Brice au 2ème ravitaillement, je lui dis de ne pas m’attendre, je sais que je vais ralentir.

Je vais connaitre ma traditionnelle traversée du désert d’une dizaine de kilomètres. Sur les marathons, on appelle ça le « mur ». Je trouve que l’image est jolie et parlante. Il commence à faire très chaud. Je suis mentalement fatiguée, pourtant j’avance, mais j’oublie les choses les plus élémentaires, boire, manger, profiter du paysage. Rien que le fait de sortir les écouteurs pour écouter de la musique me fatigue. Je souffre. Là où je progresse, c’est que je commence à m’habituer à ces traversées du désert, du coup je souffre sans pleurnicher, j’attends que ça passe :-). Je cours partout où c’est possible de le faire, donc physiquement tout va bien, c’est dans la tête que ça va moins bien. Mais je gère tant bien que mal cette situation que je connais bien maintenant. Je la subis sur toutes les courses de plus de 35 kilomètres. Et je sais que au bout d’un moment, ça finit toujours par passer.

Je suis contente d’arriver au 3ème ravitaillement. Je me souviens qu’il me reste encore une montée assez raide, suivies de quelques petites bosses derrière, mais je vais mieux. Dans la montée je me fais doubler sans doute par la première féminine du 80 kilomètres (elle est partie à 5:00 du matin), et elle monte encore en courant, petite foulée légère, sans aucune difficulté apparente, on a l’impression qu’elle vient de partir, c’est beau ! Au km 43 ma montre s’arrête… quand même la techno vous lâche !! Mais c’est pas grave, j’ai retrouvé toute ma joie d’être là, incroyable, c’est toujours comme ça, et au moins j’aurai la surprise du chrono !

L’arrivée par le bord de mer est très agréable, j’en avais gardé un bon souvenir, et le fait de mettre les pieds dans l’eau à l’arrivée est divin.

Petit plus, on assiste au podium de Sophie, qui a fini 3ème V2 (on dit master 2 maintenant, fini Vétéran :-)), bravo Sophie !!

Le podium de Sophie en V2

En conclusion, je pense qu’il me manque un peu d’entrainement pour être à l’aise sur ces courses quand même physiquement éprouvantes, sur des courses de 35 kms je me sens bien tout le temps, c’est parfait, quand on dépasse les 35 c’est plus dur… et dire que dans quelques mois, je vais en faire 100, mais je ne baisse pas les bras, je sais ce qu’il me reste à faire en terme d’entrainement !!

La deuxième chose que je dois absolument améliorer, c’est mon aptitude à descendre (dans mon cas c’est de l’inaptitude totale), je pense mériter le « trophée » de la coureuse la plus nulle dans les descentes, je n’ai fait que me faire doubler !! Sur cette course, j’estime en n’exagérant pas que j’aurais pu gagner sans problème 15 minutes en descendant correctement, c’est vraiment frustrant. Si quelqu’un a des conseils à me donner je suis preneuse !

Course parfaite pour Brice, 7:12, bravo !

7:40 pour moi.

J’ai profité de ces 47 kms pour tester mon nouveau sac, celui que je prendrai pour la CCC.

Prochaine étape de la préparation CCC, le marathon du Mont Blanc (42 kms, 2800 mètres de D+) fin juin, et sans doute le trail de Grasse 2 semaines avant, donc ce sera sans doute le petit, 17 km.

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