Le Marathon du Mont Blanc

42 kms, 2700 mètres de dénivelé, en réalité un peu plus de 44 kms.

Réveil 4:30 pour un départ à 7:00, mais pour une fois j’ai bien dormi, c’est rarement le cas la veille d’une course.

Le dénivelé est costaud, la particularité du Marathon du Mont Blanc est son faible dénivelé négatif, très peu de descentes, pour beaucoup de montées. J’appréhende beaucoup les quasi 1000 mètres d’ascension du Col des Posettes qui m’avaient fait beaucoup souffrir il y a 3 ans.

Dénivelé Marathon du Mont Blanc

Dénivelé Marathon du Mont Blanc

On a eu beaucoup de chance au niveau météo, les coureurs du 23 kms la veille ont fini sous une pluie torrentielle. Contrairement à ce que laissent supposer les photos du départ, la météo a été parfaite, légèrement nuageux, pas trop chaud donc.

Départ Marathon du Mont Blanc

Départ Marathon du Mont Blanc

Départ Marathon du Mont Blanc

Départ Marathon du Mont Blanc

On est quasiment 2000 finishers je suppose donc qu’on était environ 2200 à prendre le départ.

Les 17 premiers kilomètres sont assez roulants, larges chemins, montées légères, on traverse Argentière, et on arrive rapidement à Vallorcine. L’ambiance est formidable, les gens sont là, dehors et encouragent tout le monde ! Ce sera comme ça tout au long du parcours, et comme le prénom est inscrit sur le dossard, on est encouragé par notre prénom, ça n’a l’air de rien, mais ça fait un bien fou !

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Nous voilà donc à Vallorcine. L’ascension du Col des Posettes peut commencer. Je me dis alors qu’il est inutile d’attendre d’être dans le dur pour sortir la musique ! Je fais donc toute l’ascension avec mes écouteurs. En cas général je n’aime pas trop ça, ça me prive d’une partie de l’ambiance de la course, mais je garde un tel mauvais souvenir de cette ascension que je préfère mettre toutes les chances de mon côté. Le chemin est étroit au début, beaucoup plus large ensuite.

Début de l'ascension des Posettes

Début de l’ascension des Posettes

Et là miracle ! j’arrive en haut sans aucune difficulté, comme quoi l’entrainement finit toujours par payer !! Je suis euphorique, je prends à peine le temps de m’extasier sur le Mont Blanc, et j’attaque la descente. Il ne fait pas très chaud à 2200 mètres d’altitude, on trouve encore de la neige.

Sommet des Posettes

Sommet des Posettes

Le début de la descente des Posettes est très cassant, beaucoup de marches très glissantes, effectivement il a beaucoup plu la veille. Mais pour une fois, j’avance. En fait j’ai compris depuis longtemps qu’il ne faut surtout pas que je sois fatiguée au moment d’amorcer la descente. Plus on est fatigué et plus on appréhende la chute, c’est comme en ski, on a tendance à se mettre sur l’arrière, on prend tout dans les cuisses, dans les genoux, on freine…. et on se fatigue terriblement… Cette fois-ci tout se passe bien, je n’ai pas de caravane derrière moi, je ne suis pas obligée de m’arrêter en permanence pour laisser passer les coureurs plus rapides.

On a fait le plus dur en terme d’ascension mais ce n’est pas terminé pour autant, il faut remonter en direction de la Flégère. Les paysages sont magnifiques. On traverse une cascade, je passe à un mètre d’un chamois… et je ne pense même pas à sortir mon téléphone pour prendre une photo. (toutes les photos sont de Brice mon mari, c’est lui le reporter photo à chaque fois durant les courses :-)).

Marathon du Mont Blanc-vers la Flégère

Marathon du Mont Blanc-vers la Flégère

C’est à peu près à ce moment là que je me rends compte qu’il y a un problème au niveau du tracé GPS, la course va vraisemblablement faire 2 kms de plus, c’est pas très grave, sauf que du coup je commence à être limite en terme d’eau, je me demande si je vais en avoir assez avant le prochain ravitaillement. Mon moral en prend un petit coup, mais tout va bien donc j’oublie vite et je continue.

Le seul moment où je vais vraiment souffrir c’est 300 mètres avant l’arrivée, les 300 derniers mètres, on aperçoit l’arrivé au loin, cette montée terrible vers le télécabine de Plan Praz, je vois mes filles sur le côté qui m’encouragent, ca me donne l’énergie suffisante pour franchir les derniers mètres, j’arrête le chrono, enfin ! Je ne réalise même pas que je n’ai pas passé l’arche, et ma fille me dit « maman c’est pas fini, c’est là bas l’arrivée » et là je me rends compte avec stupéfaction qu’il reste encore 150 mètres de montée, mais pourquoi avoir mis un détecteur électronique ici alors ?? bon peu importe, de toute façon je ne peux plus courir, c’est donc en marchant que je franchirai les derniers mètres.

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Je suis heureuse !! j’ai fini, j’ai mis 15 minutes de moins qu’il y a 3 ans alors que la course fait 2 kms de plus et 500 mètres de dénivelé en plus. C’est génial.

Et voici LA photo que je suis dégoutée de ne pas avoir prise, il y avait Dawa Sherpa, le grand Dawa, à la Flégère et je ne l’ai même pas vu (quand je cours je regarde mes pieds pour ne pas tomber).

Dawa Sherpa et Brice

Dawa Sherpa et Brice

En résumé je dirais juste que j’ai bu et mangé tout au long de la course (généralement je n’arrive pas à m’alimenter), c’est ça je pense qui m’a permis de finir aussi bien, ça et l’entrainement dans les Alpes Maritimes, il y en a du dénivelé chez nous aussi !

Brice a fait une course topissime en 7h23 (si on tient compte de tout le temps qu’il a perdu à prendre des photos, ce qui n’est pas vraiment du temps perdu, bien au contraire, plus une vidéo, il aurait sans doute pu s’approcher des 7h10 :-), 8h12 pour moi, et les félicitations reviennent à Chloe, 22 ans, qui a bouclé avec brio son premier Marathon du Mont Blanc, bravissimo !!

La prochaine étape avant l’ultime RV des 100 kms de la CCC, c’est le trail de la Foux d’Allos fin Juillet, 45 ou 47 kms, finalement 2 kms de plus ou de moins, c’est pas très important :-).

Toutes les photos du Marathon du Mont Blanc sont ici.

Une réflexion au sujet de « Le Marathon du Mont Blanc »

  1. Super CR Christine, cela fait plaisir à lire ! Et les photos me donnent envie de revenir sur cette course mythique, c’est vraiment très beau.
    Bonne continuation dans ta prépa CCC et à bientôt,
    Sophie

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