La CCC racontée par Brice

Récit de la CCC 2013

La CCC, Courmayeur, Champex, Chamonix fait partie des 4 courses du North Face Ultra Trail du Mont Blanc qui se déroulent chaque année le dernier weekend d’aout.

La CCC est la plus accessible des quatre mais reste néanmoins un Ultra. La distance est de 100Km et le dénivelé positif de 6000 mètres.Profil-CCC-2013

Après un départ en Italie, à Courmayeur, la course rejoint la Suisse avant de revenir en France pour une arrivée à Chamonix.

Le départ

8H45 vendredi 30 aout. Je suis dans le sas de départ à Courmayeur, météo parfaite,  ambiance énorme. Musique, interventions des organisateurs, bruits du public, tout concourt à électriser l’atmosphère et à faire monter l’envie de courir. J’en oublie le poids de mon sac de 4kg.CCC 2013

Alexis, Olivier, Pascal et moi partons avec la troisième vague, celle de 9h30. Démarrage tranquille à travers la ville sous un déluge d’applaudissements du public. Malgré l’excitation la foulée est contrôlée, on part pour 100Km et 6000 mètres de dénivelé positif. Objectif, rester « frais » le plus longtemps possible

Premières montés, premiers refuges

Le rythme s’installe rapidement. La ville passée on attaque les sentiers de montagne, direction « Tête de la Tronche » et les premiers 1500m d’ascension. Les sentiers sont étroits, il est très difficile de doubler. CCC_2013-71La progression est lente, trop lente même à mon gout mais pas d’autre choix que de suivre le peloton. Au final il nous faudra 3 heures pour rejoindre ce premier sommet. C’est un peu plus que ce que j’avais prévu mais ce n’est pas grave, tout va bien. Olivier et Pascal sont devant, je suis avec Alexis.

Avec la descente l’horizon se dégage. CCC_2013-75La pente douce permet de courir jusqu’au refuge Bertone, premier ravitaillement rejoint en 43 minutes. CCC 2013-2Arrêt rapide pour remplir la poche d’eau boire du Coca et c’est reparti en direction du refuge Bonati. Très peu de dénivelé sur cette portion roulante mais beaucoup de concurrents qui avancent lentement. Le terrain autorise quelques dépassements et j’en profite. Je rattrape Olivier qui a ralenti pour récupérer.CCC_2013-79

Le refuge Bonati, second ravitaillement, est rejoint en 1h20. C’est un chalet d’alpage, bien exposé au soleil. Il y a des bancs et des tables pour se poser et avaler, par exemple, une soupe au vermicelle. Je retrouve Pascal, Alexis arrive juste derrière, Olivier un peu plus tard. On prend notre temps, l’endroit est vraiment agréable. Alexis en profite pour réparer un problème d’ampoule au pied.

La prochaine destination est Arnuva. Nous sommes dans la course depuis un peu plus de cinq heures et tout va très bien. Je me sens en forme et plein d’énergie. La pause (un peu longue) à Bonati a permis de bien récupérer.

Le trajet vers Arnuva est facile et plutôt descendant. Il y a un peu de moins de 5 km à courir. Pourtant je m’énerve, toujours pas possible d’avancer à mon rythme. Devant moi les personnes marchent sur du plat ou en descente. J’ai beau me raisonner je n’arrive pas à me détendre, je suis frustré. La barrière horaire n’est pas menaçante mais j’ai le sentiment que je gâche un temps précieux que je ne pourrai rattraper plus tard.  Je ressens aussi de légères douleurs abdominales. L’impression que l’estomac est noué.

Au ravitaillement d’Arnuva je décide donc de limiter au minimum le temps d’arrêt. Je préviens Alexis. Je fais le plein d’eau, bois un verre de coca, mange un morceau de cake au fruit et je repars. Alexis et Pascal quelques mètres derrière. Olivier est devant, il est reparti assez vite de Bonati.

Devant moi, 750 mètres d’ascension jusqu’au Grand Col Ferret. Je rejoins un groupe et me cale dans leur rythme. Des nuages passent et immédiatement la température fraichit. Pas de difficulté à monter mais la douleur à l’estomac persiste. Je bois régulièrement de petites gorgées mais décide de ne rien manger, de peur d’aggraver la situation.

J’atteints le col en 1h15, il est 17H08.CCC_2013-35 Je ne m’attarde pas car le vent est glacé à cette altitude (2525 m). D’autres concurrents font le choix de sortir leurs vestes du sac. Je préfère enchainer directement sur la descente pour retrouver des températures plus douces.

Longue descente jusqu’à Praz de Fort

Je me trouve alors au sommet d’une descente de 18km. Au bout c’est la mi-course. Tout va bien en dehors de ce problème d’estomac. Ça ne m’empêche pas d’avancer mais ça me tracasse et je connais le danger des pensées négatives qui viennent noircir le moral. Pourtant impossible de faire abstraction. Je sais que je ne pourrai pas finir la course si je n’arrive pas à m’alimenter.

Pour l’instant ça descend et j’en profite. Les coureurs sont mieux répartis et rien ne m’empêche de courir à mon rythme. Je rejoins Olivier et le dépasse.

Les km défilent. Au milieu de la descente je rejoins le ravitaillement de La Fouly. Alexis me rejoint immédiatement. On prend un peu de temps (15 minutes) pour récupérer, faire les pleins de liquide et manger un peu. Je ne m’autorise qu’un morceau de cake au fruit (mon estomac me stresse)

On repart ensemble pour la deuxième moitié de la descente. On est en Suisse, les paysages sont magnifiques, on en profite.

8 km plus loin nous atteignons le milieu de la course, KM 50. Il est 20h et la lumière diminue vite dans cette vallée. Nous traversons des villages, les gens nous encouragent, nous offrent du thé, du coca et leurs applaudissements. Ça fait plaisir

Encore 2km pour être au point le plus bas (altitude 1000m) et il faut attaquer la montée vers le gros ravitaillement de Champex.

Il est 20h30, nous rentrons dans une forêt et il devient impossible d’avancer sans lumière. Nous sortons les frontales. Je suis un peu déçu car j’espérais atteindre Champex avant la nuit.

Une heure plus tard nous avons gravi les 450 mètres de dénivelé qui nous sépare de cette ville. L’ambiance est très bonne, les supporters nous accueillent avec chaleur et une forte ambiance sonore (encouragement, cloche de vache, applaudissements etc ).

C’est enfin l’arrivée au gros ravitaillement de Champex. 12 heures de course, 55km et 3255 mètres de dénivelé englouti.

C’est plus que la moitié, je suis optimiste, je vais pouvoir me reposer, me détendre et manger un peu, je l’espère.

Champex, angoisse et doute

Pourtant en quelques minutes dans cette tente géante tout bascule. Une forte nausée CCC 2013-3m’envahit. Je regarde autour de moi, je ne comprends pas ce qui m’arrive, je ne sais pas quoi faire. Je cherche mes copains. Je trouve Alexis, je m’assois à coté de lui. Je suis incapable de manger quoi que ce soit, ni même de boire. Je m’enfonce dans les idées sombres. Je sais que si je ne mange pas je vais devoir m’arrêter. Je ne vois pas d’autre solution. Alors j’attends, je me tais, je n’exprime pas mon pessimiste. Alexis à coté de moi semble positif et solide. Il mange des pates. Ici il y a plein de choses à manger, du solide, du liquide, du sucré, du salé. De quoi refaire le plein d’énergie pour le reste de la course. Plus j’y pense moins je me sens bien.

Je ne fais rien, j’attends.

Autour de moi des personnes parlent d’abandon, sont prosternées sur la table, se font réconforter par des accompagnateurs. J’en vois même un vomir en bout de table. Y a vraiment rien de positif dans cette tente. Ou alors c’est moi qui ne vois que du négatif.

Je ne fais rien, j’attends, je veux sortir de cette spirale.

Finalement, au bout d’un moment qui me semble long, le mal de cœur passe. Je tente ma chance, je mange une compote de pomme et je bois un verre de coca.

Alexis est resté avec moi, il est prêt, il faut repartir. Cette pensée me fait du bien. J’attrape 2 barres de céréales en me disant que je les mangerai par tout petit bout. Direction la sortie. Il est 22h30

Immédiatement je suis gelé, je sais qu’il ne fait pas vraiment froid et que je vais me réchauffer. Je ne mets pas la veste mais je sors mon bonnet. Je peux l’attraper sans enlever mon sac (c’était prévu)

Parcours de nuit

Nous sommes dans Champex, c’est plat mais on décide de marcher pour repartir progressivement. Pascal est loin devant, Olivier aussi, il est arrivé après nous au ravitaillement mais n’est resté que 20 minutes (je ne l’ai pas encore réalisé mais Alexis et moi y sommes resté une heure)

Donc on marche et on discute, ça me fait du bien. Je n’ai pas mangé grand chose mais finalement je vais bien, aucun bobo, pas de fatigue particulière. Le moral revient. Je décide de ne plus me poser de question, j’avance et on verra bien au prochain point de contrôle.

Le prochain point c’est Trient, dans 16 km. Pour y arriver il faut passer par Bovine et commencer par gravir 900 mètres de dénivelé avant d’attaquer une descente tout aussi importante. Alexis et moi estimons à environ 3h30 la durée de l’étape.

Après quelques kilomètres d’approche plutôt facile il faut se lancer dans l’ascension. Je sais que j’en ai pour environ 1h30 de montée. J’allume la musique pour m’occuper la tête et mieux gérer ce moment de solitude. Je m’inscris dans le rythme du groupe devant moi et j’avance, ça monte, ça monte, ça monte. Ma lampe frontale éclaire les quelques mètres devant moi mais ce n’est pas nécessaire, j’ai seulement besoin de voir les pieds de celui (ou celle) qui me précède. Je me concentre sur les paroles des chansons que j’écoute. Je continue de monter. Je suis content de voir que je peux tenir le rythme des autres. J’avais peur de cette partie de la course, les ascensions de nuit. Peur que le cumule de la fatigue physique et de l’absence de sommeil me privent d’énergie. Mais non, finalement j’avance.

Le sommet se manifeste progressivement, la pente s’atténue d’abord puis alterne avec des portions de plat et puis il n’y a plus de montée. C’est plat, on est au sommet, c’est un succès de plus. Je saisi cet instant de satisfaction pour manger un peu. Juste une bouchée de barre de céréale.

Malgré la nuit, malgré le vide, il y a un peu d’ambiance ici. Des vaches nous accueillent. On ne les voit pas, on les entend, surtout leurs cloches. Il y en a une qui se met sur le sentier et bloque le passage. Mon groupe hésite. Finalement la vache bouge, on passe et elle nous suit pendant quelques mètres. Etrange sensation que cet énorme animal juste derrière moi, au milieu de la nuit. Finalement le divertissement s’arrête rapidement, elle abandonne.

La descente s’annonce alors rapidement, les cuisses vont elles apprécier ? Oui, ça tient. Encore une bonne surprise. Bien sur, ça tire un peu sur le dessus mais rien d’insupportable. Je tiens le rythme et progresse vers le ravitaillement de Trient (800 m de dénivelé plus bas).

A l’approche du village Alexis me rejoint, il était quelques mètres derrière. Ensemble nous retrouvons Olivier. Il est 2h30 du matin, nous arrivons tous les trois ensemble, nous avons parcouru 72 km. On pensait le faire en 3h30 on l’a fait en 4h10.

Malheureusement le plaisir de retrouver ce point de ravitaillement ne dure pas longtemps. L’animateur au micro nous rappelle fréquemment qu’il ne faut pas trainer car la barrière horaire se rapproche. Impossible de ne pas y penser. En fait ça me préoccupe depuis le départ. En théorie je n’aurais pas du avoir à m’en soucier mais le départ très lent et le long arrêt à Champex ont sérieusement entamé la marge de sécurité dont je disposais.

Donc on ne traine pas, poche d’eau remplie, un peu de coca, un croque dans le cake au fruit (ça devient une routine) et on repart. Il nous reste deux sommets à gravir. Le premier nous sépare de Vallorcine, distant de 10 km. En dénivelé il y a 800m à monter puis 800M à descendre. On estime à 3 heure la durée de l’étape.

La monté s’affiche immédiatement, j’applique la méthode employée pour l’ascension précédente vers Bovine. Casque sur les oreilles, musique allumée sur mes titres préférés, je suis la personne devant moi. Je m’isole sensoriellement. De toute façon je ne peux pas profiter du paysage, il fait nuit. Je trouve mon allure et je la tiens. Comme pour la précédente, la montée est plutôt raide, le pas est lent mais régulier. Je n’ai pas l’impression que la fatigue ralentit ma progression.

Je résiste à la tentation de regarder ma montre. Vérifier depuis combien de temps je monte. J’estime à 2 heures le temps de l’ascension. Est ce que ça fait 30 minutes, 40, 50. Je ne sais pas, j’ai un peu perdu la notion du temps. Si je regarde je vais être soit déçu soit content. Dans le doute je m’abstiens. Je ne dois pas y penser, juste écouter la musique.

Et puis la pente commence à s’adoucir, c’est agréable, je voudrais que ça dure mais ça ne peut pas être déjà l’arrivée au sommet. Pour en avoir le cœur net je regarde la montre. 1h30 se sont écoulées depuis le départ de Trient. C’est un peu rapide pour être en haut mais c’est possible.

On marche maintenant sur du plat, on trottine même. Je suis donc au sommet. Pour vérifier je regarde loin devant moi pour voir si je distingue des frontales au dessus de moi. Je ne vois rien. C’est normal, il n’y a rien au dessus de moi, c’est bien le sommet.

La descente s’annonce déjà et je distingue un point de contrôle. Ils sont 4 personnes de l’organisation autour d’un feu, ils ont une tente, de la musique. C’est sympa de les rencontrer.

Je me sens bien, tous les indicateurs sont au vert, les jambes vont bien, pas de fatigue particulière et puis… mon estomac, je me rends compte que je n’y pense plus. Je l’écoute et rien, pas de douleur abdominale, c’est fini.

Pour la première fois je sens que plus rien ne pourra m’arrêter. Je vais y arriver.

En attendant il y a la descente, pour l’instant elle est « roulante » et j’en profite pour courir. Il faut reprendre un peu d’avance sur la barrière horaire.

A l’approche de Vallorcine le parcours se durcit, la pente est plus raide, plus cassante, je ralentis. Les jambes souffrent mais encaissent. J’arrive à Vallorcine, il est 6h00 du matin, j’ai mis 3 heures, le contrat de l’étape est rempli.

Au ravitaillement je retrouve Pascal. Alexis nous rejoint quelques minutes plus tard. Il a perdu un peu de temps à cause d’un problème avec sa frontale mais il est là, avec nous. La même routine que d’habitude se met en place, eau, coca, biscuit…

Toujours un peu stressé par la barrière horaire on ne perd pas de temps. On quitte tous les trois le confort du ravitaillement pour la dernière étape.

Dernier effort

Il nous reste 20km avant l’arrivée. 2km de pente douce jusqu’au Col des Montets, 4km de pente difficile jusqu’à la Tête au vent (660m de dénivelé) et 14km de descente jusqu’à Chamonix.

Ca commence donc par une pente douce, nous marchons tous les trois, il commence à faire jour, nous sommes positifs. Rapidement nous sommes au Col des Montets et face à nous apparaît la pente raide qui va nous mener jusqu’à la Tête au vent. C’est la dernière, on le sait et ça nous aide. Le soleil se lève et le paysage se dévoile. Comme pour toutes les cotes on prend notre rythme et on avance progressivement. Cette fois je n’ai pas besoin de musique, je regarde, je parle, je profite. Je suis surpris de voir que malgré l’enchainement de kilomètres de jour et de nuit je continue d’avancer sans grosse difficulté.

A 9h00 on arrive à la Tête au vent, la vue est magnifique, devant nous le Mont Blanc, je prends une photo.CCC 2013-4

Une vingtaine d’heures plus tôt on le regardait déjà, on était de l’autre coté, en Italie.

Mais pas le temps de bronzer, on enchaine sans attendre vers la Flégère qui se trouve à 7km. C’est le dernier ravitaillement en eau avant Chamonix. Le parcours est plutôt descendant et 45 minutes plus tard on y est. Pause très rapide pour reprendre de l’eau et on repart. On est pressé de rejoindre l’arrivée et un peu stressé toujours par la barrière. Pourtant nous avons 2 heures pour faire les 8 derniers km et ça descend. On est confiant mais on le sera encore plus une fois franchi la ligne d’arrivée.

La descente est un peu raide et on ne peut pas vraiment courir. On marche, vite, même un peu trop. Devant nous une concurrente qui vient de nous doubler chute. Elle hurle, on s’approche, propose de l’aide mais tout va bien, grosse peur mais pas de bobo. Ce serait vraiment dommage de se blesser maintenant alors que l’arrivée est toute proche.

Tout d’un coup j’entends un autre cri juste derrière moi, c’est pascal. Il vient de tomber. Il est allongé de tout son long, un de ses bras coincé sous lui. Je me rapproche pour l’aider. Je lui parle, il grogne. Au bout de quelques secondes qui semblent interminables il se redresse doucement. Rien n’est cassé mais il saigne beaucoup au bras gauche. Un randonneur nous aide, nous donne un mouchoir, cherche des pansements. Je me rends compte rapidement que le pansement n’ira pas, la surface écorchée est trop large. Le sang coule beaucoup. Il faut trouver une solution pour l’arrêter. Pascal a une idée, il prend une compresse de gaze et un morceau de bande autocollante (normalement destinée à faire un strapping en cas d’entorse). Je pose la gaze sur la bande et la fait tenir fermement grâce à la bande. Ça tient. Le sang ne coule plus.

On a perdu quelques minutes mais on peut continuer. On reprend notre progression sur un rythme moins rapide. On décide d’attendre que le relief s’aplatisse un peu pour courir. A l’approche de la ville, c’est ce qui se passe, on rejoint un chemin type 4×4 puis la route. On peut courir. Il reste 2km, je suis super heureux.

L’arrivée

On commence à croiser du monde, des spectateurs, des familles, ils nous expliquent que le dernier km se fait dans la ville, au milieu du public. Ça va être impressionnant, je suis complètement excité. J’ai envie de courir, de me précipiter. Alexis me résonne, il m’explique que c’est le meilleur moment, il faut en profiter.

Mais difficile de rester calme, ce dernier kilomètre est simplement extraordinaire, je suis submergé par l’émotion. Tout le monde nous applaudit, nous encourage. Nous sommes dans la ville, nous courons dans un couloir bordé par des spectateurs.

C’est un vrai moment de bonheur, je ne suis pas fatigué, je n’ai mal nul part, je flotte. L’arrivée est juste devant. Alexis, Pascal et moi on s’aligne et on franchit la ligne tous les trois en même temps. On l’a fait, c’est magique. 10 minutes plus tard Olivier nous rejoint.

CCC 2013-5

Je comprends tout d’un coup ce qui motive les coureurs d’Ultra. C’est la force des émotions ressenties. Au cours de 25 heures j’ai tout vécu, l’excitation, le plaisir, la frustration, la douleur, l’angoisse, le doute, la fatigue, la surprise, l’espoir, le bonheur.

Un condensé de vie en quelques heures. C’est vraiment très fort, c’est inoubliable. Ca donne envie de recommencer…

16 réflexions au sujet de « La CCC racontée par Brice »

  1. Merci beaucoup Brice pour le partage de ce moment très fort. Vraiment très sympa de lire ceci. Je suis très impressionnée par cette extraordinaire performance. Encore bravo !
    Objectif : faire les 4 courses ? Bises

    • Hello Cécile. Merci pour ton commentaire.
      Les 3 autres courses font 117, 160 et 300km. Celle de 160, l’UTMB, fait partie des références mondiales. Y participer est un rêve mais c’est en dehors de mes capacités pour l’instant. En revanche, je referais bien la CCC l’année prochaine, avec Christine cette fois.

  2. Supers commentaires, pleins d’émotions cela donne envie de vivre ces instants magiques (MC n’est pas d’accord….). Encore bravo Brice pour ta performance..Cela rappelle des souvenirs du raid 28…

  3. Merci pour ce témoignage et nous avoir fait vivre la CCC de l’intérieur !!!
    Bravo à vous. Au plaisir de recourir tous ensembles.

    • Laurent, je compte sur toi pour m’accompagner lors de la prochaine. Il est temps que tu te remettes à faire des vrais courses 😉

  4. Merci Brice pour ce magnifique témoignage et encore bravo pour ta course que tu as en fin de compte très bien géré. Tu as su passer avec patience et courage ton gros coup de mou à Champex, signe que tu étais aussi mentalement prêt.
    Tu retournes à Chamonix l’année prochaine ?

    • Fred, merci pour ton commentaire.
      Pour l’année prochaine je n’ai pas encore de projet (de cette dimension). Je me donne un peu de temps pour réfléchir. Comme souvent ça va dépendre de mes proches et mes amis. J’ai compris lors de cette CCC que le soutient des autres (physiquement avec toi ou à distance) est essentiel. J’attends donc que l’émulation revienne et que les prochains challenges se dessinent. Pour la CCCC, tout à commencer de cette façon. Un jour on s’est dit, c’est possible, on peut y arriver, on essaye.
      Je te tiens au courant.
      J’en profite pour saluer ton blog (http://fredprost.wordpress.com/). « Highway to Trail » est dans mes favoris

  5. c’est génial à lire…. mais vous êtes dingues !!! je vais me rappeler tout cela durant mes 30 minutes de footing hebdo , cela me motivera à faire un peu plus d’efforts..

  6. Bravo pour cet exploit ! C’est vraiment sympa de lire tes commentaires !
    maintenant tu es prêt pour l’UTMB …
    A bientôt.
    Ludo et Caro

  7. Bravo pour ta course, le compte-rendu et les superbes photos sur cette magnifique course que j’ai également faite cette année.
    Un compte-rendu à lire et relire, car les photos permettent de vivre et revivre la course.
    A bientôt peut être sur une prochaine course … autour du Mont Blanc.

    • Merci pour ton commentaire Philippe
      Et oui, à bientôt peut être sur une prochaine course… autour du Mont Blanc. C’est tout l’objet de mes réflexions en ce moment 😉

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