S’alimenter durant un trail

Isostar

Isostar

Tout dépend de la durée de la course.

Mais la règle de base à respecter est de toujours tester avant la course ce que l’on va manger ou boire durant la course. Certaines personnes par exemple, dont je fais partie, ne supportent pas les gels, la texture me gêne, et je serai incapable d’en manger durant une course. On a l’air bête le jour de la course si l’on se rend compte que les aliments qu’on a emportés nous donne des maux d’estomac.

Il faut donc apprendre à se connaître et tester à l’entrainement ce que l’estomac va pouvoir supporter.

Il est indispensable de prendre des produits énergétiques, type barre de céréales, barres énergétiques, pâtes de fruit. On en trouve dans tous les magasins de sport. Aux ravitaillements il y a aussi souvent des bananes, du pain d’épice, du sucre, des aliments qui vont apporter des sucres lents nécessaire à la poursuite de la course.

Pour un trail de 16 kms, je vais juste prendre 2 ou 3 barres énergétiques dans mon sac, ça suffit largement.

Mais une chose est fondamentale en cas de course de très longue durée c’est de prendre des aliments qui font plaisir et qui donnent envie de manger.

Certaines personnes adorent les barres de céréales et ne les mangent pas juste par nécessité. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde, et quand vous en êtes à votre 10ème heure de course et que vous en avez ras le bol de courir en mangeant des céréales, rien de mieux que de sortir de son sac, des noix de cajou, du chocolat (qu’est ce que c’est bon le chocolat quand il pleut qu’on a du mal à finir une course et qu’ on a le moral dans les chaussettes !!), ou des crocodiles Haribo (mon plaisir).

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Alors bien sur, il ne faut pas prendre que ça dans son sac parce que ce n’est pas ça qui  fournira l’énergie nécessaire à la poursuite de la course, c’est juste un petit complément, mais c’est ça qui  donnera un petit coup de mieux au moral, et quand on a le moral on arrive toujours à finir une course.

Je me souviens de mon premier raid 28 (80 km la nuit au mois de janvier en équipe). Je n’avais pris que des produits très sains et très bons pour la course, recommandés partout. Et vers 4 heures du matin, l’un des coureurs de notre équipe s’est mis à sortir de son sac des noix de cajou, du saucisson, du fromage, ça n’en finissait pas !! J’en rêvais ! Depuis j’ai toujours une place dans mon sac pour les aliments PLAISIR.

Concernant les quantités, pour les courses de 20 kms, je prévois une barre par heure, pour celles entre 20 et 50 kms  il y a toujours des ravitaillements, je prévois donc un peu moins pour ne pas être trop chargée, et je mange plus aux ravitaillements (banane, orange, fruits secs quand il y en a, cake, et bien sur boisson énergétique, coca)

Concernant la boisson, c’est pareil, on teste avant. Les boissons énergétiques, c’est bien mais c’est sucré et au bout de 5 heures de course, ça peut devenir écoeurant, mais là encore tout le monde ne réagira pas de la même manière. Je ne mets que de l’eau dans mon camelbak, sachant qu’aux ravitaillements il y a toujours des boissons énergétiques, et j’en prends à chaque fois.

Idem pour le coca. Certains disent que le coca est mauvais pour la digestion pendant la course, mais c’est comme pour le chocolat, le coca parfois durant les très longues courses, on en rêve, et dans ce cas là, surtout ne pas se priver aux ravitaillements !!

Dernière petite anecdote, durant le Trail des Aiguilles Rouges cette fois-ci (53 Km et 4000 mètres de dénivelé à Chamonix). C’était une année où il faisait particulièrement froid et arrivé en haut du lac blanc il neigeait, il faisait une température négative et un monsieur très gentil au ravitaillement voulait à tout prix me donner du thé. Il avait raison, le thé quand il neige et qu’on court depuis 10 heures c’est bon… oui mais sauf que depuis 2 ou 3 heures, je ne rêvais que d’une chose… une menthe à l’eau…je ne pensais plus qu’à ça en courant,  je me serais damnée pour une menthe à l’eau. J’ai fini par l’avoir ma menthe à l’eau, mais au prix de longues minutes de négociation 🙂 et je suis repartie au top, prête à finir la course.

Je n’ai qu’un principe durant une course, tout ce qui est bon pour mon moral sera bénéfique pour ma course… à condition d’être un minimum raisonnable quand même 🙂

 

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