Intolérance aux sulfites

Ceci n’a rien à voir avec le sport, mais quand on fait du sport on prend un peu soin de son alimentation, alors j’ai eu envie de raconter ma « mésaventure » alimentaire qui a commencé il y a quand même 20 ans, l’intolérance aux sulfites.

On parle beaucoup des allergies au gluten, au lactose, mais qui connait les sulfites ? Un véritable poison.

Il y a 20 ans je me suis retrouvée aux urgences pour cause de douleurs intolérables à la tête, des vomissements, au bout de 24 heures de douleurs et après avoir fait venir en pleine nuit SOS médecin, j’ai été transportée en ambulance aux urgences pour « suspicion de méningite ». Mon fils avait 6 mois j’avais 30 ans, glups… un peu tôt pour que ce soit déjà la fin 🙁 Je suis restée à l’hôpital presqu’une semaine, la méningite a vite été écartée, les maux de tête ne diminuaient pas j’approchais des 20 de tension. Ils n’ont jamais rien trouvé, la douleur a diminué au fur et à mesure, la tension également et je suis sortie. Au cours des 15 dernières années, cette mésaventure m’est arrivée plusieurs fois, généralement après une soirée ou un diner. Les symptômes étaient toujours les mêmes, je me réveillais en plein milieu de la nuit, la tête fracassée, impossible d’allumer la lumière ou de me lever, il fallait attendre que ça passe, minimum 24 heures.

Je savais que ça provenait d’un aliment que j’avais mangé, à chaque fois, ca faisait suite à un repas, je n’arrivais pas à savoir d’où ça pouvait venir. Les médecins avaient toujours le même discours, ce ne sont pas des douleurs d’estomac qui peuvent provoquer des maux de tête aussi violents que les vôtres. Bon, pourquoi pas… ce sont eux les spécialistes après tout.

Il y a deux mois, j’ai refait la même « crise » qu’il y a 20 ans, insupportable, pire que toutes les autres, j’ai réussi à me trainer jusqu’au cabinet médical. l’histoire se répétait, le diagnostic aussi, suspicion de méningite… mais non pas 2 fois !! J’ai eu beau dire tout ce que je pouvais, je me suis retrouvée en 5 mn dans le camion des pompiers, direction les urgences de l’hôpital Pasteur à Nice, en quarantaine, quel cauchemar. Scanner de la tête, prise de sang, j’ai échappé de peu à la ponction lombaire, les analyses n’allant pas dans le sens de la méningite, ouf !!.

Il y a 3 semaines, nouvelle crise, juste avant d’aller à la soirée pour les 50 ans d’un ami d’enfance de mon mari… coincée dans un chalet au milieu des pistes de ski, mon dieu quelle soirée, ça tapait autant dans ma tête que dans la sono du chalet, sauf que là j’ai commencé à comprendre ce qui m’arrivait. J’avais bu un verre de vin blanc avant de partir à la soirée. Je savais depuis longtemps que  j’avais du mal à digérer le vin blanc (beaucoup de personnes disent qu’elles ont du mal à digérer le vin blanc), je pensais donc que c’était juste un banal problème de digestion. Il y a deux jours, je n’ai pas pu résister au cours d’un diner chez des amis, à un délicieux Cotaux du Layon, un verre, quelle erreur… et c’était reparti.

Les crises devenaient de plus en plus fréquentes, et je ne bois pas beaucoup ! Je me suis donc mise à farfouiller sur internet puisque les médecins ne pouvaient m’être d’aucun secours. C’est là que j’ai découvert les sulfites, ce sont des conservateurs à base de souffre, ce poison, très présent dans le vin blanc, mais également dans beaucoup d’aliments industriels qui nécessitent des conservateurs, des farines et fécules (et donc tous ceux fabriqués avec celles-ci) aux fruits secs et confits, en passant par certains fruits, les légumes et les champignons prêts à l’emploi (sous vide, surgelés, conserves), les fruits de mer prêts à la consommation, les produits fermentés (choucroute, cornichons etc.) beaucoup de légumes secs, de poissons, de charcuteries, de glaces et de sorbets, de jus de fruits, de produits laitiers aromatisés etc.

Le seul moyen de les détecter est d’examiner les étiquettes et de faire la chasse aux E220 à E 228.

Mais, leur déclaration est obligatoire seulement lorsqu’ils dépassent 10 mg par litre ou par kilo. Autrement dit, il peut y avoir des sulfites en petites quantités sans qu’on le sache. Elles s’accumulent insidieusement partout.

Les symptômes sont les suivants :

  • maux de tête
  • difficultés respiratoires (amplifiées chez les asthmatiques comme moi)
  • nez qui coule ou se bouche et/ou des éternuements
  • manifestations cutanées
  • troubles digestifs,
  • crampes et fatigue

En conclusion, je pense que mon intolérance à moi est désormais quasi totale, j’évite donc tous les produits très transformés (j’ai aussi eu une crise il n’y a pas très longtemps après avoir vidé la moitié du pot de nutella, quelle idée aussi !!), la charcuterie, le vin blanc, les fruits secs, (les fruits secs c’est compliqué, j’adore ça et en plus c’est très bon pour le sport, donc je continue mais en quantité limitée). Je ne mange pas de conserves.

et en revanche à priori, pas ou peu de sulfites dans les légumes 🙂

 

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